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Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants des anciens combattants,
Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et Messieurs,
Chers enfants, Chers enseignants,
En ce 18 juin, nous sommes réunis devant notre monument aux morts pour honorer une date qui appartient à l’Histoire de France… mais aussi à notre mémoire collective.
Le 18 juin 1940, depuis Londres, un homme presque seul lançait un appel à ne pas renoncer.
Cet homme, c’était le Général de Gaulle.
Alors que notre pays connaissait l’effondrement, alors que beaucoup pensaient que tout était perdu, une voix s’est élevée pour dire non.
Non à la résignation. Non à l’abandon. Non à l’effacement de la France. Cet appel fut bien plus qu’un discours. Il fut une étincelle. Le point de départ d’un immense élan de courage, de résistance et
d’espérance. Aujourd’hui, plus de 80 ans plus tard, notre devoir est de transmettre cette
mémoire.
Car un peuple qui oublie son histoire est un peuple qui finit par perdre une partie de son âme.
Le devoir de mémoire n’est pas un simple rendez-vous du calendrier républicain.
C’est une responsabilité. Une transmission. Un héritage vivant.
Nous devons nous souvenir de celles et ceux qui ont tout sacrifié pour que nous puissions vivre libres.
Des femmes, des hommes, parfois très jeunes qui ont quitté leurs familles, leurs villages, leurs habitudes… sans savoir s’ils reviendraient un jour.
Ils avaient des rêves , des parents, des enfants parfois.
Et pourtant, ils ont choisi la France.
Ils nous ont transmis quelque chose de précieux : la liberté, bien sûr… mais aussi l’idée que certaines valeurs méritent qu’on se lève pour elles.
Le courage. La fidélité. L’honneur. L’amour de son pays.
Et c’est précisément pour cela que la présence des enfants de l’école René Deleuze et Josette Roucaute aujourd’hui est si importante. Parce qu’au fond, cette cérémonie n’a de sens que si la mémoire continue de vivre à travers les nouvelles générations.
Alors je voudrais remercier très sincèrement les enseignants, les équipes éducatives, les parents… et bien sûr les enfants qui se sont mobilisés pour être présents aujourd’hui.
Votre présence est un symbole extrêmement fort.
Dans un monde qui va toujours plus vite, où l’on consomme parfois l’information sans prendre le temps de comprendre l’Histoire, vous êtes là pour rappeler que nos racines comptent.
Oui, nos racines comptent car un arbre sans racines finit toujours par tomber.
Nos anciens nous ont légué une histoire.
À nous désormais d’en être dignes.
Et quand je regarde ces enfants aujourd’hui… je ne vois pas seulement des élèves venus participer à une cérémonie.
Je vois l’avenir de notre commune. Je vois l’avenir de notre pays.
Je vois des regards qui découvrent peut-être, pour la première fois, ce que signifie vraiment le mot engagement”. Je vois des enfants qui comprendront un jour que la liberté n’est jamais acquise définitivement.
Et je crois profondément qu’il y a quelque chose de bouleversant dans cette transmission entre les générations.
Parce qu’au fond, derrière chaque nom gravé sur un monument aux morts…
il y avait un enfant. Un petit garçon qui courait dans une cour d’école. Une petite fille qui rêvait de sa vie d’adulte. Des familles qui riaient autour d’une table. Des parents qui espéraient simplement voir grandir leurs enfants en paix.
La guerre est venue briser ces destins. Alors aujourd’hui, quand nous entendons des enfants chanter, lire ou se recueillir devant ce monument… c’est comme une réponse à l’Histoire.
C’est la vie qui continue. C’est la République qui transmet.
C’est la France qui se souvient. Et je crois qu’il n’y a pas de plus bel hommage que celui-là.
Mesdames et Messieurs,
Notre rôle d’élus, d’enseignants, de parents, de citoyens… est de transmettre davantage qu’un savoir.
Nous devons transmettre une conscience. La conscience de ce que nos anciens ont traversé.
La conscience de la fragilité de la paix. La conscience que la liberté impose des devoirs autant qu’elle donne des droits. Ce devoir de mémoire commence ici, dans nos communes, dans nos écoles.
Dans ces cérémonies parfois simples… mais profondément essentielles.
Parce qu’une nation tient autant par ses valeurs que par ses souvenirs communs.
Et tant qu’il y aura des enfants pour écouter, des enseignants pour transmettre, des familles pour accompagner et des citoyens pour se recueillir… alors la mémoire de celles et ceux qui ont servi la France continuera de vivre.
À tous les anciens combattants, aux familles, aux porte-drapeaux, aux enseignants et aux enfants présents aujourd’hui, je veux adresser ma profonde gratitude.


Merci de faire vivre cette mémoire.
Merci de faire vivre la France.
Vive la République.
Et vive la France.

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